Le Coran, les Ahadith et les Savants sur l'Apostasie

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Le Coran[edit]

En vérité, ceux qui mécroient après avoir cru, et croissent encore en mécréance, point ne sera reçue leur repentance. Les voilà bien, les égarés! Oui, ceux qui mécroient et qui meurent mécréants, on ne recevrait d'aucun d'eux la terre même remplie d'or, s'ils voulaient s'en racheter. À ceux-là le châtiment douloureux! Et pour eux, pas de secoureurs.
Ils aimeraient que vous fussiez mécréants tout comme ils sont mécréants: alors vous seriez tous égaux! Ne prenez donc pas d'amis chez eux, jusqu'à ce qu'ils émigrent dans le sentier de Dieu. Mais s'ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez chez eux ni ami ni secoureur;
Ho les croyants! quiconque parmi vous apostasie de sa religion... eh bien, Dieu va faire venir un peuple qu'Il aime et qui L'aime, modeste envers les croyants et fort envers les mécréants et qui lutte dans le sentier de Dieu et qui ne craint le blâme d'aucun blâmeur. C'est la grâce de Dieu. Il la donne à qui Il veut. Et Dieu est immense, savant.
Si ensuite ils se repentent, et établissent l'Office et acquittent l'impôt, alors ils seront vos frères en religion. –Et Nous détaillons les signes, pour les gens qui savent! Et si après le pacte ils violent leurs serments et attaquent votre religion, alors combattez les meneurs de la Mécréance. Non, pas pas de serments pour eux! Peut-être cesseraient-ils!
N’apportez plus d’excuse. Vous avez quitté la foi pour suivre l’erreur. Si quelques-uns d’entre vous peuvent espérer leur pardon, les autres, livrés à l’impiété, seront dévoués à des peines déchirantes.
Ô Prophète, lutte contre les mécréants et les hypocrites, et sois rude pour eux, cependant que la Géhenne est leur refuge. Et quel mauvais devenir! Ils jurent Dieu qu'ils ne l'ont pas dite, alors qu'en vérité ils l'ont dite, la parole de mécréance et ils ont mécru après leur Soumission; et ils ont soupiré vers ce qu'ils n'ont pas obtenu. Et ils n'ont de reproches que parce que Dieu, ainsi que Son messager, a mis les croyants au large de par Sa grâce. S'ils se repentaient, donc, ce serait mieux pour eux! Et s'ils tournent le dos, Dieu les châtiera d'un douloureux châtiment, ici-bas et aussi dans l'au-delà; et ils n'auront sur terre ni patron ni secoureur.
Eh bien, rappelle! Tu es un rappeleur, rien d'autre; tu n'es pas un intendant sur eux. Sauf que quiconque tourne le dos et mécroit, alors Dieu le châtiera du plus grand châtiment.

Les Ahadith[edit]

Sahih Bukhari[edit]

Narré par Ikrima: Ali brûla quelques personnes et cette nouvelle arriva à Ibn 'Abbas qui dit: "Si j'avais été en ce lieu je ne les aurais pas brûlés, car le Prophète a dit: "Ne punissez (quiconque) avec le Châtiment d'Allah." Sans aucun doute, je les aurais tués, car le Prophète a dit: "Si quelqu'un (un musulman) rejette sa religion, tuez-le." "
Narré par Abou Bourda: Le Prophète envoya son grand-père (celui d'Abou Bourda), Abou Musa et Mu'adh au Yémen et leur dit "Rendez les choses faciles pour les gens (soyez gentils et indulgents) et ne leur rendez pas les choses difficiles (aux gens), et donnez-leur de bonnes nouvelles, et ne les repoussez pas et chacun d'entre vous deux devra être obéissant envers l'autre." Abou Musa dit: "Ô Prophète d'Allah! Dans notre pays il est une boisson alcoolisée (préparée) à partir de l'orge appelée Al-Mizr, et une autre (préparée) à partir de miel appelée Al-Bit"' Le prophète dit: "Tout ce qui intoxique est prohibé." Les deux partirent et Mu'adh demanda à Abou Musa: "Comment récites-tu le Coran?". Abou Musa répondit: "Je le récite debout, assis ou lorsque je monte mes animaux qui se montent, à intervalles et morceau par morceau." Mu'adh dit: "Mais je m'endors et me réveille. Je dors et espère la Récompense d'Allah pour mon sommeil comme je cherche Sa Récompense pour ma prière nocturne." Ensuite il (Mu'adh) monta une tente et ils commencèrent à se visiter l'un l'autre. Une fois Mu'adh visita Abou Musa et vit un homme enchaîné. Mu'adh demanda: "Qu'est-ce?" Abou Musa dit: "(Il était) un juif qui a embrassé l'islam et est devenu maintenant un apostat." Mu'adh dit: "Je lui découperait certainement le cou!"
Narré 'Abdullah:


L'Apôtre d'Allah a dit: "Le sang d'un musulman qui confesse que nul n'a le droit d'être adoré à part Allah et que je suis son Apôtre ne peut être versé que dans trois cas: En châtiment pour un meurtre, une personne mariée qui a des relations sexuelles illégales et celui qui renonce à l'islam (l'apostat) et laisse les musulmans (ne fait plus partie de la communauté)."
Narré par Abou Qilaba:

Une fois 'Umar bin 'Abdul 'Aziz s'assis sur son trône dans la cour de justice de sa maison afin que les gens puissent se rassembler devant lui. Il les fit entrer et (quand ils entrèrent), il dit: "Que pensez vous d'Al-Qasama?" Ils répondirent: "Nous disons qu'il est permis de dépendre d'Al-Qasama en Qisas, comme les Caliphes musulmans précédents effectuaient des Qisas qui en dépendaient." Il me dit ensuite: "Ô Abou Qilaba! Qu'en dis-tu?" Il me fit arriver devant les gens et je dis: "Ô Commandeur des Croyants! Tu as les chefs de l'armée et les nobles parmi les arabes. Si cinquante d'entre eux témoignaient qu'un homme marié avait pratiqué une relation sexuelle illégale à Damas mais qu'ils ne l'avaient pas vu (faire ainsi), le lapiderais-tu?" Il répondit: "Non." Je dis: "Si cinquante d'entre eux témoignaient qu'un homme a volé à Hums, lui ferais-tu couper la main même s'ils ne l'avaient pas vu?" Il répondit: "Non." Je dis: "Par Allah, l'Apôtre d'Allah n'a jamais tué quelqu'un (un musulman) excepté dans une des trois situations suivantes: (1) Une personne qui tuait quelqu'un injustement était tuée (par le Qisas); (2) une personne mariée qui pratiquait une relation sexuelle illégale (3) un homme qui se battait contre Allah et Son Apôtre, désertait de l'islam et devenait un apostat." Les gens dirent ensuite: "Anas bin Malik n'a-t-il pas relaté que l'Apôtre d'Allah coupait les mains des voleurs, brûlait leurs yeux et ensuite les jetait sous le soleil?" Je dis: "Je vais vous dire ce que disait Anas: "Huit personnes venant de 'Ukl allèrent à l'Apôtre d'Allah et firent devant lui le serment d'allégeance à l'islam (devinrent musulmanes). Le climat du lieu (Médine) ne leur convenait pas: ils tombèrent malades et s'en plaignirent auprès de l'Apôtre d'Allah. Il (leur) dit: "Ne sortiriez-vous pas avec le berger de nos chameaux et ne boiriez-vous pas le lait et l'urine des chameaux (comme médicament)?" Ils dirent: "Oui." Ils sortirent et burent le lait et l'urine des chameaux, recouvrèrent la santé et tuèrent le berger de l'Apôtre d'Allah et prirent tous les chameaux. Cette nouvelle arriva à l'Apôtre d'Allah, il envoya donc (des hommes) pour suivre leurs traces et ils furent capturés et amenés (au Prophète). Il ordonna ensuite qu'on coupât leurs mains et pieds, et leurs yeux furent brûlés avec des morceaux de fer chauffés, et il les envoya sous le soleil jusqu'à ce qu'ils meurent." Il dit: "Qu'est-ce qui peut être pire que ce que ces gens ont fait? Ils ont quitté l'islam, commis le meurtre et le vol."

'Anbasa bin Said dit ensuite "Par Allah, je n'ai jamais entendu un récit comme celui d'aujourd'hui." Je dis: "Ô 'Anbasa! Dénies-tu mon récit?" 'Anbasa dit: "Non, mais tu as relaté le récit de la manière qu'il devrait être relaté. Par Allah, ces gens sont en bien-être aussi longtemps que ce Cheikh (Abou Qilaba) est parmi eux." J'ai rajouté: "Certes à partir de cet évènement il y a eu une tradition instituée par l'Apôtre d'Allah. Le narrateur rajouta: Quelques gens d'Ansari vinrent au Prophète et discutèrent de quelques affaires avec lui, un homme parmi eux sortit et fut tué. Ces gens sortir après lui, et, voyez: leur compagnon nageait dans le seul. Ils retournèrent auprès de l'Apôtre d'Allah et lui dirent: "Ô Apôtre d'Allah nous avons trouvé notre compagnon qui avait parlé avec nous et est sorti avant nous nageant dans son sang (tué)." L'Apôtre d'Allah sortit et leur demanda: "Qui soupçonnez vous ou qui pensez vous qui l'ait tué?" Ils dirent: "Nous pensons que ce sont les Juifs qui l'ont tué." Le Prophète chercha les Juifs et leur demanda: "Avez-vous tué cette (personne)?" Ils répondirent: "Non." Il demanda aux Al-Ansar, "Êtes vous d'accord pour que je fasse faire à cinquante Juifs le serment qu'ils ne l'ont pas tué?" Ils répondirent: "Cela importe peu aux Juifs de nous tuer et de faire de faux serments ensuite." Il dit: "Alors voudrez-vous recevoir la Diya après que cinquante d'entre vous aient fait le serment (que les Juifs ont tué votre homme)?" Ils dirent: "Nous ne ferons pas de serment." Le Prophète lui-même leur paya la Diya (argent-du-sang)." Le narrateur ajouta: "La tribu de Hudhaïl répudia un de leurs hommes (pour sa mauvaise conduite) dans la Période pré-islamique de l'Ignorance.

Ensuite, à un lieu appelé Al-Batha' (près de la Mecque), l'homme attaqua une famille yéménite la nuit pour les voler; mais un homme de la famille le remarqua et l'attaqua avec une épée et le tua. La tribu de Hudhaïl vint et captura le yéménite et l'amena à 'Umar pendant la saison du Haj et dit: "Il a tué notre compagnon." Le yéménite dit: "Mais ces gens l'ont répudié (leur compagnon)." 'Umar dit: "Que cinquante des Hudhaïl jurent qu'ils ne l'ont pas répudié." Ainsi quarante-neuf firent le serment et [ils demandèrent à] l'un d'entre eux, venu du Cham, de jurer de même, mais il paya mille dirhams au lieu de faire le serment. Ils appelèrent un autre homme à sa place et celui-ci serra la main du frère du mort. Des gens dirent: "Quand ces cinquante personnes qui avaient fait un faux serment (Al-Qasama) sortirent et qu'elles atteignirent un lieu nommé Nakhla, il a commencé à pleuvoir, elles sont donc entrées dans une grotte dans la montagne, et la grotte s'effondra sur ces cinquante personnes qui avaient fait un faux serment, et tous moururent sauf les deux hommes qui s'étaient serrés la main. Ils ont échappé à la mort mais une pierre tomba sur la jambe du frère du mort et la cassa, il survécut un an puis mourut." Je dis aussi: "'Abdul Malik bin Marwan condamna à mort un homme en Qisas (égalité de châtiment) pour meurtre, basant son jugement sur Al-Qasama, mais il regretta plus tard son jugement et ordonna que les noms des cinquante personnes qui avaient fait le serment (Al-Qasama) fussent effacés du registre, et il les exila au Cham."
Narré par 'Ikrima:


Quelques Zanadiqa (athées) furent amenés à 'Ali et il les brûla. Ibn 'Abbas fut informé de cet événement, il dit: "Si j'avais été là-bas, je ne les aurais pas brûlés, car l'Apôtre d'Allah l'interdit, disant: "Ne châtiez personne avec le châtiment d'Allah (le feu)." Je les aurais tués, en accord avec la déclaration de l'Apôtre d'Allah: "Quiconque a changé sa religion (si c'est l'islam), tuez-le.'"
Narré par Abou Burda:


Abou Musa dit: "Je suis allé voir le Prophète accompagné de deux hommes (de la tribue) d'Ach'ariyin, l'un à ma droite et l'autre à ma gauche, pendant que l'Apôtre d'Allah se brossait les dents (avec un Siwak), et les deux hommes lui demandèrent un emploi. Le Prophète dit: "Ô Abou Musa (Ô 'Abdallah bin Qais!)." J'ai dit: "Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, ces deux hommes ne m'ont pas dit ce qu'ils avaient en leur cœur et qu'ils sentaient (se rendaient compte) qu'ils cherchaient un emploi." Alors je regardais son siwak porté à un coin sous ses lèvres, et il dit: "Nous n'assignons jamais (ou "nous n'assignons pas") à nos affaires quelqu'un qui cherche à être employé. Mais Ô Abou Mousa (ou 'Abdallah bin Qais!) va au Yémen."" Le Prophète envoya ensuite Mu'adh bin Jabal le chercher et quand Mu'adh l'atteignit, il étala un coussin pour lui et lui demanda de s'asseoir (sur le coussin). Écoutez: il y avait un homme enchaîné à côté d'Abou Musa. Mu'adh demanda: "Qui est cet (homme)?" Abou Musa dit: "C'était un Juif qui, devenu musulman, est retourné au judaïsme." Abou Musa demanda ensuite à Mu'adh de s'asseoir mais Mu'adh dit: "Je ne m'assoirais pas avant que cet homme ne soit tué. C'est le jugement d'Allah et de Son Apôtre (pour de tels cas) et répété trois fois. Abu Musa ordonna ensuite que cet homme fut tué il en fut ainsi. Abou Musa ajouta "Nous discutâmes ensuite les prières nocturnes et l'un d'entre nous dit ceci: "Je prie et dors, et espère qu'Allah me récompensera pour mon sommeil tout comme il me récompensera pour mes prières.""
Narré par 'Ali:


Quand je vous raconte un récit de l'Apôtre d'Allah, par Allah, je préferais tomber du ciel que vous raconter une fausseté, mais si je vous raconte quelque chose entre vous et moi (ce n'est pas un hadith) c'est alors en effet une tromperie (c'est-à-dire que je peux dire des choses pour tromper mon ennemi). Ne doutez pas que j'ai entendu l'Apôtre d'Allah dire: "Durant les derniers jours apparaîtront quelques jeunes gens stupides qui diront les meilleures paroles mais leur foi n'ira pas au-delà de leur gorge (c'est-à-dire: ils n'auront pas la foi) et iront (quitter) leur religion comme une flèche sort du jeu. Ainsi, où que ce soit que vous les trouviez, tuez-les, car quiconque les tue sera récompensé le Jour du Jugement Dernier."
Narré par Abou Musa: Un homme embrassa l'islam puis retourna au judaïsme. Mu'adh bin Jabal vint et vit l'homme auprès d'Abu Musa. Mu'adh demanda: "Quel est le problème avec cet (homme)?" Abou Musa répondit: "Il a embrassé l'islam et est ensuite retourné au judaïsme." Mu'adh dit: "Je ne m'assoirais que si tu le tues (car c'est) le verdict d'Allah et de Son Apôtre.

Sahih Muslim[edit]

'Abdallah (b. Mas'ud) rapporta que le Messager d'Allah (paix soit sur lui) a dit: Il n'est permis de prendre la vie d'un musulman qui porte témoignage (du fait qu'il n'y ait de dieu qu'Allah, que je suis le Messager d'Allah), que dans l'un de ces trois cas: la personne mariée adultère, une vie pour une vie, et le déserteur de son Din (l'islam), abandonnant la communauté.
'Abdallah (b. Mas'ud) rapporta ceci: le Messager d'Allah (paix soit sur lui) se leva et dit: Par Lui auprès de qui il n'est de dieu que Lui, le sang d'un musulman qui porte témoignage qu'il n'y a de dieu qu'Allah, et que je suis son Messager, ne peut être licitement versé que dans le cas de trois personnes: celui qui abandonne l'islam, et déserte la communauté [Ahmad, un des naratteurs, doute de si le Saint Prophète (paix soit sur lui) a utilisé le mot li'l-jama'a ou al-jama'a), et l'adultère marié, et une vie pour une vie [prise].
Il a été rapporté sur l'autorité d'Abou Musa qui a dit: Je suis allé voir le Saint Prophète (paix soit sur lui) et avec moi étaient deux hommes de la tribu Ach'ari. L'un d'entre eux était de mon côté droit et l'autre à ma gauche. Les deux ont fait la requête d'une position (d'autorité) pendant que le Saint Prophète (paix soit sur lui) se brossait les dents avec un bâton-à-dents. Il (me) dit: Abou Musa (ou 'Abdullah b. Qais), que dis-tu (à propos de la requête qu'ils ont faite)? Je dis: Par Dieu qui t'a envoyé avec ta mission de vérité, ils ne m'ont pas révélé ce qu'ils avaient à l'esprit, et je ne savais pas qu'ils demanderaient une position. Le narrateur dit (en se rappelant de ce hadith): ma vision est si précise que j'ai l'impression de voir le miswak du Prophète (paix soit sur lui) entre ses lèvres. Il (le Saint Prophète) dit: Nous n'assignerons jamais ou nous n'assignerons pas aux offices publics (dans notre État) ceux qui le désirent, mais tu peux partir, Abou Musa (ou Abdullah b. Qais) (pour prendre ton assignation). Il l'envoya au Yémen comme gouverneur. Il y envoya ensuite Mu'adh b. Jabal à sa suite (pour l'aider dans la charge de ses devoirs). Quand Mu'adh atteignit le camp d'Abou Musa, ce dernier (le reçut et) dit: Je t'en prie, assieds-toi et il disposa pour lui un matelas, alors qu'il y avait un homme attaché aux mains et aux pieds, comme un prisonnier. Mu'adh dit: Qui est-ce? Abou Musa dit: Il était juif. Il a embrassé Il est ensuite revenu à sa fausse religion et est redevenu juif. Mu'adh dit: Je ne m'assoirais pas avant qu'il ne soit tué en accord avec le décret d'Allah de Son Apôtre (paix soit sur lui) (pour ce cas). Abou Musa a dit: Sois assis. Cela sera fait. Il dit: Je ne m'assoirais pas avant qu'il ne soit tué comme le disent les décrets d'Allah et de Son Apôtre (paix soit sur lui). Il répéta ces mots trois fois. Abou Musa ordonna (qu'il soit tué) et il fut tué. Les deux parlèrent ensuite de faire la prière la nuit. L'un d'entre eux, c'est-à-dire Mu'adh, dit: Je dors (une partie de la nuit) et reste à prier (une autre partie) et j'espère avoir la même récompense pour mon sommeil que celle que j'aurais pour tenir (en prières).

Sunan Abu Dawud[edit]

Narré par Mu'adh ibn Jabal: Abou Musa a dit: Mu'adh vint à moi pendant que j'étais au Yémen. Un homme qui était juif a embrassé l'islam puis est retourné au judaïsme. Quand Mu'adh est venu, il a dit: je ne descendrais pas de mon mont avant qu'il ne soit tué. Il fut tué ensuite. L'un d'entre eux a dit: on lui avait demandé de se repentir avant cela.

Ibn Ishaq[edit]

"L'apôtre a instrui ses commandeurs quand ils entraient dans la Mecque de ne combattre que ceux qui leur résistaient, excepté un petit nombre qui devaient être tués même s'ils étaient trouvés derrière les rideaux de la Ka'ba. Parmi eux se trouvait 'Abdullah Sa'd, frère de B. Amir Luayy. La raison pour laquelle il ordonna qu'il fut tué était qu'il avait été musulman et écrivait de temps en temps la révélation; puis il apostasia et retourna aux Quraïch [la Mecque] et fuit chez Othman Affan dont il était le frère de lait. Ce dernier le cacha jusqu'à ce qu'il l'amène à l'apôtre après que la situation à la Mecque se calma, et lui demanda que l'immunité lui fut accordée. Ils disent que l'apôtre est resté silencieux pendant un long moment jusqu'à ce qu'il [Mahomet] dise oui [garantissnt à Abdullah l'immunité de l'exécution]. Quand Othman était parti, il [Mahomet] dit à ses compagnons qui étaient assis autour de lui: "J'étais resté silencieux pour que l'un de vous puisse se lever et lui arracher la tête!" L'un des Ansar dit: "Pourquoi ne nous as-tu donné de signe, alors, Ô apôtre de Dieu?" Il répondit qu'un prophète ne tue pas en pointant [du doigt]."
Ishaq p. 550

Savants[edit]

Fiqh[edit]

40.18b. Les exceptions à cette règle

La vie d'un musulman n'est pas licite sauf s'il apostasie après avoir cru, commet un rapport sexuel illicite après qu'il soit muhsan, tue quelqu'un qui n'a pas tué, ou s'engage dans la corruption sur terre ou renonce au din.

[ L'exception à cette inviolabilité est celle d'un droit légal, qui se réfère aux trois cas qu'il a mentionnés. Pour la propriété; qui conque détruit quelque chose doit payer cette chose.

Les cas où prendre la vie est autorisé sont indiqués ici. Dans le cas de l'apostasie on lui demande de se repentir pendant trois jours. "La corruption sur terre" est le banditisme et le grand-banditisme. Renoncer au din est embrasser le dogme des gens de sectes à propos desquelles le Prophète, qu'Allah le bénisse et lui garantisse la paix, a dit: "Ils passeront à travers le din comme une flèche passe à travers le jeu." Dans le Misbah, elle rentre d'un côté et sort de l'autre. ]
La Risala de 'Abdullah ibn Abi Zayd al-Qayrawani
Un traité sur le fiqh malékite (incluant le commentaire d'ath-Thamr ad-Dani par al-Azhari)(310/922 - 386/996)
08.1 - "Quand quelqu'un a atteint la puberté et est sain d'esprit, et qu'il apostasie volontairement de l'islam, il mérite d'être tué.”
La Confiance du voyageur: un manuel classique de loi sacrée islamique
Ahmad ibn Naqib al-Misri, Édité et traduit par Nuh Ha Mim Keller
Les Chafi´ites, Hanbalites et Malikites disent: Le verdict à délivrer pour l'apostate est le même que pour l'apostat. On doit lui demander de retourner à l'islam pendant trois jours, avant sa mort, car un mauvais a pu confondre sa compréhension; ainsi la possibilité d'être libérée de sa confusion existe pour elle. Offrir à l'apostat une limite de temps pour la repentance a été approuvé.

Selon un tradition relatée par Daruqutni, citant Djabir bin Abdillah, le Prophète a offert l'islam à une femme nommée Ummu Rumman qui avait auparavant apostasié. Plus encore, le Prophète a dit: "C'est bien si elle se repent. Si elle ne le fait pas, elle devra être tuée, puisque pour l'apostasie elle devrait être traitée comme une femme qui s'est battue contre les musulmans, et ayant été capturée dans la guerre sainte (jihad); il est ainsi licite de la tuer avec l'épée. Plus encore, sa culpabilité est bien plus abominable que celle de ceux qui sont capturés au cours de la guerre sainte, puisqu'elle est devenue musulmane."

Le Prophète – que la bénédiction et la paix d'Allah soient sur lui – a dit: "Celui qui change sa religion doit être tué"; cela est vrai pour les hommes comme pour les femmes. L'apostasie d'un homme appelle à son exécution. Il est agréé à l'unanimité que l'apostasie est un crime horrible méritant un châtiment horrible. L'apostasie d'une femme n'est pas moins horrible. De ce fait, elle aussi mérite un châtiment à la mesure du crime: la mort.
Le Cas de l'Apostate
'Abdurrahmani'l-Djaziri, Les Pénalités pour l'apostasie dans l'islam d'après les Quatre Écoles de Loi islamique (P. 19)

Fatwas[edit]

Parlant de l'autorité du châtiment et de son essence basée sur les sources authentiques de l'islam, le Cheikh `Attiyah Saqr, ancien chef du Comité de Fatwa Al-Azhar, déclare:

"Il n'est pas juste de renier le châtiment pour l'apostasie en clamant qu'il n'a pas de place dans le Coran, car il a été enregistré dans le mutawatir (hadith ayant été rapporté par au moins quatre des Compagnons dans des lieux et époques différents de manière à ce que l'on soit sûr que ce hadith n'a pas été fabriqué) et dans la Sunna non-mutawatir du Prophète (paix et bénédictions soient sur lui). Le hudud (châtiment islamique spécifique à certains crimes) peut, bien sûr, être basé sur la Sunna non-mutawatir."

Détaillant le problème et montrant quelques preuves du châtiment de l'apostasie, le spécialiste important de l'islam Cheikh Yusuf Al-Qaradawi, déclare:

"Tous les juristes musulmans s'accordent à dire que l'apostat doit être puni. Cependant, ils diffèrent concernant la punition elle-même. La majorité parle de la mort; ce qui signifie qu'un apostat doit être condamné à mort.

Beaucoup d'ahadith authentiques ont été rapportés à cet égard. Ibn `Abbas rapporta que le Prophète (paix et bénédictions soient sur lui) a dit: "Quiconque change sa religion, tuez-le." (Rapporté par tout le groupe sauf Muslim. At-Tabarani l'a aussi rapporté avec une chaîne de narrateurs de bouche-à-oreille. Enregistré aussi dans Majma` Az-Zawa'id par Al-Haythamiy.)

Il y aussi le hadith d'Ibn Mas`ud disant que le Prophète (Paix et bénédictions soient sur lui) a dit: "Le sang d'un musulman qui porte témoignage qu'il n'y a de dieu qu'Allah et que je suis le messager d'Allah ne doit pas être versé, sauf dans trois cas: en retour (dans les crimes ou il y a meurtre), pour les maris et femmes adultères, et celui qui abandonne sa religion et la communauté musulmane." (Rapporté par le groupe).

L'exemple factuel d'un des plus grands compagnons, `Ali ibn Abi Talib (qu'Allah soit satisfait de lui) donne aussi crédit à cela. Il a lui-même puni plusieurs personnes qui l'avaient déifié. Il leur avait donné trois jours pour se repentir et retrouver leurs esprits. Quand ils se montrèrent opiniâtres, il les mit à brûler.”
Source des Savants sur le Châtiment pour Apostasie
Groupe de Mouftis Islam Online, 26 juillet 2003
C'est la loi d'Allaah [sic] et de Son Messager comme le Prophète (que la paix et bénédictions d'Allaah soient sur lui) a dit: "Quiconque change sa religion, tuez-le." (rapporté par El-Boukhari, al-Fath, n° 3017).

(2) Celui qui a connu la religion qu'Allaah a révélé, y est entré et l'a pratiquée, puis l'a rejetée, l'a méprisée et l'a quittée, est une personne qui ne mérite pas de vivre sur la terre d'Allaah et de manger de la provision d'Allaah.

(3) En quittant l'islam, l'apostat ouvre la voie pour quiconque veut quitter la foi, répandant l'apostasie et l'encourageant.

(4) L'apostat ne doit pas être tué sans avertissement. Même si son crime est grand, on doit lui donner une dernière chance, un répit de trois jours au cours duquel il doit se repentir. S'il se repent, il sera laissé; s'il ne se repent pas, il sera tué.

(5) Si le châtiment pour le meurtre et l'espionnage (aussi connu comme "haute trahison") est la mort, quel devrait être le châtiment de celui qui ne croit pas au Seigneur de l'humanité et méprise et rejette Sa religion? Est-ce qu'espionner ou verser le sang est pire qu'abandonner la religion du Seigneur de l'humanité et de la rejeter?

(6) Aucun de ceux qui bêlent à propos de la liberté individuelle et la liberté de croyance toléreraient que le fils de leurs voisin frappe leur enfant, ou justifieraient cela comme une "liberté individuelle", ainsi comment peuvent-ils justifier que l'on quitte la vraie religion et rejette la chari'a qu'Allaah a révélée pour enseigner à l'humanité Son unité et apporter justice et l'équité à tous?
Pourquoi la mort est-elle le châtiment de l'apostasie
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid, Islam Q&A, Fatwa N° 811
La Sunna sahiha indique qu'il est essentiel de mettre l'apostat à mort.

[Citations d'Al-Bukhari (6922), Al-Bukhari (6484), et Muslim (1676)]

La signification globale de ces ahadith indique qu'il est essentiel (crucial, capital) de mettre à mort l'apostat qu'il fasse la guerre contre l'islam (muhaarib) ou pas.

L'idée que l'apostat qui doit être mis à mort est celui qui fait la guerre contre l'islam (muhaarib) seulement est contraire à ces ahadith. Le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allaah soient sur lui) a dit que la raison pour laquelle on doit le mettre à mort est son apostasie, pas sa guerre contre l'islam.

Sans aucun doute, certaines sortes d'apostasie sont plus répugnantes que d'autres, et l'apostasie de celui qui fait la guerre contre l'islam est plus répugnante que celle de n'importe qui d'autre. De ce fait quelques-uns des savants ont fait la différence entre elles, et dit qu'il n'était pas essentiel de demander au muhaarib de se repentir ou d'accepter sa repentance; il devrait plutôt être mis à mort même s'il se repent, alors que la repentance de celui qui n'est pas un muhaarib doit être acceptée et il ne devrait pas être mis à mort. C'est la vision des choses mise en avant par le Cheikh al-Islam Ibn Taymiyya (qu'Allaah ait pitié de lui).

Il dit:

L'apostasie est de deux types: l'apostasie ordinaire et l'apostasie extrême, pour laquelle l'exécution est prescrite. Dans les deux cas il y a des preuves qui montrent qu'il est essentiel d'exécuter l'apostat, mais les preuves montrant que la peine de mort peut être annulée si la personne se repent ne s'appliquent pas aux deux genres d'apostasie. Les preuves montrent bien que cela n'est permis que pour le premier cas – c'est-à-dire, l'apostasie ordinaire – comme cela sera clair pour quiconque étudie la preuve qui parle d'accepter la repentance de l'apostat. Dans le second type – c'est-à-dire: l'apostasie extrême – l'obligation de mettre l'apostat à mort tient toujours, et il n'y a pas pas de texte ni de consensus des savants montrant que la peine de mort peut être évitée. Les deux cas sont assez différents et il n'y a pas de comparaison entre eux. Il n'est pas dans dit dans le Coran ou la Sunna, ou par un consensus de savants, qu'on peut épargner la peine de mort à quelqu'un qui apostasie par le mot ou l'action s'il se repent après qu'il soit capturé et jugé. Le Coran et la Sunna, ainsi que le consensus des savants, font la différence entre les différents types d'apostats.

Al-Saarim al-Maslul, 3/696
. . .

Basé sur cela, il est clair que ce que dit la personne qui a posé la question à propos de l'apostat n'étant tué que s'il fait la guerre contre l'islam se trompe, et la différenciation (des deux cas) que nous avons relevée chez le Cheikh al-Islam Ibn Taymiyya peut effacer toute confusion et rendre la matière plus claire.
La personne qui connait la vérité et y croit, puis s'en détourne, ne mérite pas de vivre. Le châtiment de l'apostasie est prescrit pour la protection de la religion et comme un moyen de de dissuader quelqu'un désirant quitter l'islaam. Il n'y a pas de doute qu'un crime si sérieux doit être accompagné d'un châtiment tout aussi sérieux. Si les kuffaar ne donnent pas aux gens la liberté de traverser au feu rouge, comment pouvons nous donner aux gens la liberté de quitter l'islaam et de ne pas croire en Allaah s'ils le veulent?
Châtiment de celui qui quitte l'islaam
Cheikh Muhammed Salih Al-Munajjid, Islam Q&A, Fatwa N° 696
Q: Un athée pervers à demandé à un converti à l'islam en Pologne la pénalité de celui qui apostasie la religion du Tout Puissant Allah. Que doit-il répondre? Il interprète le meurtre comme une restriction de la liberté de conscience.

A: L'exécution de l'apostat est un devoir de l'état. Son jugement appartient au gouvernement islamique. Cela ne concerne pas les fondations, associations, ou centres islamiques. Un groupe de salafis et d'imams sont de l'opinion que tous les apostats ne devraient pas être tués, mais plutôt seulement ceux qui apostasient ouvertement, ou appellent à la fitna ou disent des choses douloureuses à l'encontre d'Allah et de Son Prophète (paix soit sur lui) et des croyants. [L'apostat] est tué pour protéger la religion et la communauté de sa corruption, et pas pour restreindre les libertés, car par son action il empiète sur la liberté des autres. Les intérêts de l'état et de la société viennent avant l'intérêt propre des individus. En vérité, ce problème est similaire à ce qui est appelé dans la loi contemporaine “haute trahison", car cela cause un préjudice à la population.
Est-ce que tuer est interprété comme une restriction de la liberté de conscience?
Conseil Européen de la Fatwa et de la recherche, 16 août 2008

Voir aussi[edit]

En anglais

Traductions

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Liens externes (en anglais)[edit]